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L'INCENDIE de la cité Berthelot à Nanterre est le fruit d'une arnaque. Tellement désireuse d'être relogée, une famille a commandité la destruction de son propre appartement, ravagé par le feu le 22 octobre. Les suspects n'avaient sans doute pas prévu les conséquences dramatiques de l'acte : les blessures très graves dont souffre une victime..." (Le parisien 01/12/07)
Un mort et un blessé grave dans l'incendie
Un homme de 45 ans est décédé dans un violent incendie qui a frappé un immeuble, rue Lucien-Sampaix, hier soir. Son père a été gravement brûlé.
Matthieu Pelloli | 25.10.2008, 07h00
UN IMPRESSIONNANT dispositif de secours s'est déployé hier soir autour du 2, allée Lucien-Sampaix, pour venir à bout d'un incendie qui s'est déclaré vers 19 h 40, dans une longue barre d'une centaine de logements, au coeur de la cité Berthelot. Le sinistre a d'abord ravagé un appartement du rez-de-chaussée avant de se propager dans la cage d'escalier, sur cinq niveaux.
C'est en pénétrant dans cette fournaise du rez-de-chaussée que les pompiers ont découvert le corps carbonisé d'un locataire, un homme de 45 ans. Le père de la victime a quant à lui été brûlé au visage et au bras gauche. Il a été hospitalisé dans un état grave. Rapidement après le début de l'incendie, des habitants du quartier ont essayé de porter secours aux occupants des appartements en flammes.
Une cinquantaine de personnes à reloger
« Tout le monde s'est précipité pour les aider à sortir », raconte Mustapha. Lorsque les pompiers sont arrivés, ils ont procédé à de nombreuses évacuations à l'aide d'échelles à coulisses et d'échelles aériennes. Une dizaine de personnes, intoxiquées par les fumées, ont été évacuées vers un hôpital proche. A l'extérieur, beaucoup de monde attendait la fin des opérations.
« J'étais chez moi, j'ai entendu des cris dehors, j'ai regardé par la fenêtre. Et quand je suis descendue, j'ai vu un véritable brasier », raconte Nathalie, qui connaissait la victime : « J'ai prévenu sa soeur que l'appartement brûlait. » Le préfet des Hauts-de-Seine, le patron de la sécurité publique, le président du conseil général et le procureur de la République se sont déplacés sur les lieux du sinistre.
Une cinquantaine de personnes ont été épaulées par la protection civile des Hauts-de-Seine. Elles ont passé le début de la soirée dans une salle municipale du quartier, et devaient être accueillies pour la nuit dans le centre d'hébergement de la Boule.
« S'il n'y a pas assez de place, on mobilisera des hôtels sur Nanterre », assurait hier soir le maire (PC) de Nanterre, Patrick Jarry, également sur place. La police judiciaire des Hauts-de-Seine a été chargée de l'enquête. Mais selon les premiers éléments d'information, c'est la thèse de la cigarette mal éteinte qui semble la plus probable.
Le Parisien